
Du 13 septembre au 18 octobre 2026
Vernissage le samedi 12 septembre à 18h

Charles de Rodat est né en 1949 à Olemps aux portes de Rodez dans l’Aveyron.
Après une enfance en Midi-Pyrénées, ses années de formation sont parisiennes.
Ancien élève de l’Académie Julian, atelier Met de Penninghen, 1968-1970.
Également élève de l’E.N.S.B.A. de Paris, atelier de gravure de Lemagny, atelier de lithographie de Dayez et aussi du peintre Lucien Lautrec à l’Académie populaire d’arts plastiques à Paris.
Licencié d’arts plastiques et sciences de l’art de Paris 1 Sorbonne, 1972.
Marqué dans sa formation et dans les dix premières années de sa peinture par l’abstraction lyrique, il évoluera vers une figuration de plus en plus affirmée, sans référence à un groupe ou à une école.
Charles de Rodat travaille et expose en Midi-Pyrénées où il trouve, dit-il, « le refuge et la source ».
Il vit dans le Tarn, près de Gaillac, et a longtemps enseigné au Lycée Louis Rascol d’Albi.
On peut difficilement s’empêcher d’évoquer son étonnante généalogie, le récit de sa famille étant un long voyage dans le temps bien sûr mais aussi dans l’histoire et dans l’histoire de l’art.
Pour être concis, on ne retiendra que trois membres de sa famille.
Émilie De RODAT, née à DRUELLE et qui a vécu pendant la révolution va par la suite créer des orphelinats et des écoles pour filles pauvres. Elle sera canonisée par Pie 12 en 1950 mais c’est surtout sa fibre sociale que Charles admire.
Ensuite il y a Henri de Toulouse Lautrec dont il est le petit neveu et pour qui il a une grande admiration. Charles vivra enfant 10 ans au château du Bosc, maison natale de son père ou l’âme du peintre était probablement partout.
Enfin sa grand-mère, née de l’union d’une Toulouse-Lautrec et d’un Tapié de Ceyleran, qui sera photographe et laissera plus de 700 plaques photographiques, mais qui, du fait que femme à une époque où l’art se conçoit essentiellement au masculin, ne sera pas reconnue de son vivant.
Un projet d’exposition au musée d’Albi devrait réparer en partie cette injustice.
Charles ne présente d’ailleurs qu’un seul portrait dans cette exposition et c’est celui de sa grand-mère.
Il a d’ailleurs beaucoup travaillé autour de la mémoire des Toulouse Lautrec notamment en publiant en 1985 le livre « Toulouse-Lautrec album de famille » et plus tard « Le galet dans la mare » qui est l’histoire romancée de sa grand-mère qu’il dédicacera en cours d’exposition à une date que nous vous communiquerons entre autres sur ce site.

Si l’on interroge Charles sur le titre qu’il a donné à l’exposition, voilà ce qu’il déclare : « A propos de la soudaine apparition d’un paysage ; pourquoi lier ensemble ces mots “stupeur” et “mélancolie” » ?

Au détour d’un chemin, au volant d’une voiture, « tomber » sur un paysage imprévu force notre regard. Ce paysage s’impose à nous, nous sentons qu’il nous concerne intimement, amoureux, nous voudrions l’habiter, ne plus le quitter, il nous retient. Peut-être s’y révèle, enfouie, la concrète présence d’un moment privilégié d’enfance, vécu, informulé à lui-même par l’enfant que nous avons été. Un de ces moments qui le retenaient, qui sont restés. Ceux d’une mystérieuse adéquation au monde, l’adoubement d’un matin neuf, don léger et profond, une gratuité.

Pierre Bergounioux confie dans L’Invention du présent (Gallimard, 1964) : « (…) la promesse sera tenue, l’avant-goût merveilleux du soir sur la campagne, les sereines fumées, la très grande félicité resteront notre partage. »
Charles de Rodat
15 juillet 2026







